quinta-feira, 25 de março de 2010

«A emancipação não é um luxo reservado às mulheres ocidentais (...) o véu é o símbolo de um projecto político totalitário»

(Quem está farto de ler sobre véus e burcas que vá ler outro blogue...)

Continuando na missão deste blogue de dar voz a mulheres de origem muçulmana que defendem a proibição da burca ou a restrição do uso do véu (*), chegou a vez de uma deputada belga de origem mali, que não tem papas na língua e diz tudo aquilo que algumas pseudo-feministas europeias têm que ouvir, quer lhes agrade, quer não: que o véu é o símbolo e instrumento de uma ideologia totalitária, que a liberdade das mulheres se ganhou contra o clericalismo cristão e se pode perder contra o islamismo, e que as mulheres que usam o véu sem serem obrigadas ou sequer sem pensar não lhe retiram o significado liberticida que tem. Leia-se.
  • «(...) Peut-on, au nom de la tolérance, du relativisme culturel, du multiculturalisme, de la liberté de religion, demander à certaines femmes vivant dans nos pays d’avoir moins de droits ? Je déclare que le voile est le symbole de l’instrumentalisation des femmes au nom de la religion, d’un projet politique totalitaire qui sème la terreur dans certains pays, de la tentative d’asservissement, de mise sous tutelle de la femme, de la séparation des espaces féminins et masculins, une supercherie des fondamentalistes musulmans pour réaffirmer leur domination sur le corps des femmes et leurs libertés. Dans certains quartiers, les filles n’ont d’autre choix que de se voiler ou de faire attention à leur tenue vestimentaire pour ne pas subir les injures et le mépris de certains mâles auxquels on a appris que la vertu d’une femme est proportionnelle à la quantité de tissu qui la recouvre.
  • Je déclare qu’on atteint le summum de l’endoctrinement quand l’esclave intègre ses chaînes comme normales, lorsqu’elle ne peut plus penser autrement que par le prisme d’une société qui la convainc depuis la plus tendre enfance à travers les traditions, les cours de religion, les prêches que sa nature de femme la prédispose à occuper une position d’infériorité, de soumission. C’est cette même violence symbolique qui pousse les mères à infliger à leurs filles les violences comme le mariage forcé, les mutilations sexuelles génitales dont elles ont été elles-mêmes victimes.
    Je déclare que toutes les femmes voilées ne sont pas soumises et que toutes les femmes qui ont les cheveux au vent ne sont pas libres et émancipées, mais que les filles et femmes, qui portent le voile par attachement culturel, conviction religieuse, ou parce qu’on leur interdit de le porter, n’enlèvent rien à la signification politique de ce voile sacralisé par les islamistes et imposé via un prosélytisme de procurateurs autoproclamés de Dieu. Celles qui avancent l’argument de « c’est mon choix » devraient avoir la décence et la « sororité » de reconnaître l’oppression de celles qui n’ont pas le choix.
    Je déclare qu’en Europe, les offensives des islamistes contre les droits des femmes renforcent celles des partis conservateurs, de l’Eglise catholique, des lobbies religieux très puissamment implantés dans les nouveaux Etats membres et qui s’emploient à faire reculer les droits des femmes au sein de l’Union européenne.
    (...)
    Je déclare que les conquêtes féministes en Occident n’ont pas été arrêtées dans leur marche pour l’émancipation par la peur de stigmatiser les Eglises opposées aux droits et aux libertés des femmes. Pourquoi l’islam serait-il soustrait à cette remise en question ? Ce qui est bon pour une religion ne le serait donc pas pour une autre ?
    (...)» (Fatoumata Sidibé, Le Soir)
  • (*) Leituras complementares: Yasmin Alibhai-Brown, Sara Rasmussen, Azam Devisti, Mina Ahadi, Maryam Namazie e Azar Majedi.