quinta-feira, 28 de abril de 2011

Revista de imprensa (28/4/2011)

  • «Contrairement à ce qu’essaient de faire croire certains, la laïcité ce n’est pas être contre la religion, mais c’est faire de la religion une chose strictement privée, un choix totalement et uniquement personnel, sans intervention ni influence de l’État. Chacun interprète et vit sa religion comme il l’entend, sans être gêné, ni persécuté. Car la religion dépend de la sphère intime et individuelle: elle est totalement libre tant qu’elle respecte les autres citoyens et qu’elle respecte l’ordre public de la société. Mais très logiquement, celui qui fait tel ou tel choix de pratique religieuse ne doit absolument pas l’imposer aux autres. (...)
    (...) on doit accepter les islamistes, un peu comme la France accepte le Front national: c’est un «mal nécessaire». Les intégristes musulmans vont pouvoir vivre leur religion comme ils l’entendent, sans vexations ni interdictions, comme ce fut le cas du temps de la dictature de Ben Ali. (...)
    Oubliez le discours très policé et très rassurant qu’ils tiennent devant les journalistes occidentaux et allez plutôt écouter les prêches de certains imams dans les mosquées, les slogans des manifestants qui fêtaient le retour de Ghannouchi: vous verrez ce qu’ils ont en tête réellement et quels sont leur vrai projet, celui d’une république islamiste tunisienne!
    (...)
    Tout en revendiquant et en réaffirmant le caractère musulman de la Tunisie et tout en étant très fier de notre islam, il faut donc aussi rester très vigilant avec les intégristes: Ils seraient acceptés uniquement s’ils s’engagent à accepter les règles démocratiques. A eux de décider si leur référence c’est la Turquie (avec des islamistes tolérants et démocrates) ou l’Iran (avec des islamistes dictatoriaux et totalitaires). S’ils commencent à pratiquer les intimidations, à utiliser la violence et à vouloir prendre le pouvoir par la force, bref s’ils ne jouent pas le jeu, on saura les neutraliser, pour sauver notre démocratie et notre pays.
    (...)
    Par ailleurs, nous sommes en train de prouver au monde entier que cette fumeuse théorie du «choc des civilisations» (entre un Occident chrétien démocratique et un monde arabe intégriste), est une monumentale bêtise. Nous sommes en train de prouver au monde qu’un pays musulman peut être libre et démocratique. Oui l’islam, tel qu’il est pratiqué dans notre Tunisie laïque, est parfaitement compatible avec la démocratie. La thèse selon laquelle les pays arabes n’ont le choix qu’entre une dictature policière ou une théocratie fondamentaliste est caduque: il existe donc une troisième voie... la démocratie, tout simplement!» (Stéphane Ghozzi)

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