quinta-feira, 30 de novembro de 2006

«La gauche antilibérale dans tous ses états»

«Ca y est! La gauche social-libérale a sa candidate: Ségolène Royal. Celle-là même qui est promotionnée par la presse du lobby militaro-industriel. Vous savez, cette presse détenue par les groupes Lagardère-Hachette-Dassault (75% de la presse écrite), cette même presse qui avait promotionné Chirac en 1995 contre Balladur. Le PS est donc en ordre de marche. Sa candidate, y compris soutenue par certains leaders qui il y a encore un an appelaient à voter non au traité constitutionnel, a fait mordre la poussière à ses deux concurrents. La messe est dite.
Laurent Fabius, qui, lui, n'a pas trahi ses engagements du 29 mai 2005 a fait un peu plus que 18% alors que le non dans le PS avait fait fin 2004 plus de 40% et que l'électorat socialiste avait voté à 60% pour le non.
Mais le PS est en mutation avec une arrivée massive de nouveaux adhérents organisée par un site internet extérieur au PS, Désirs d'avenir. La mutation du PS rappelle la mutation du parti travailliste britannique avec Tony Blair qui avait modifié la composition du parti en la coupant du mouvement syndical. Toutes choses étant inégales par ailleurs, ces deux mutations sont de même nature...
Il est étonnant de voir la nouvelle candidate ne pas intervenir sur les sujets qui sont les premières préoccupations des français, dans l'ordre, les propositions en matière de protection sociale, les salaires et l'emploi, la laïcité et le vivre ensemble, la sûreté, le logement social et les services publics. Non, je suis mauvaise langue, elle a dit qu'elle ne laisserait pas insulter Dieu laissant planer le risque de vouloir rétablir le délit de blasphème.

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Mais de plus en plus, dans cette crise, des militants pensent que sur les 31,3% du non de gauche du 29 mai 2005, le gros des troupes électorales sont les couches populaires et l'électorat socialiste du non. Et, qui mieux qu'un socialiste du non pour toucher ces deux ensembles d'électeurs?
C'est pour cela que la candidature de Jean-Luc Mélenchon est de plus en plus dans le débat. L'hebdomadaire Marianne a fait un article sur ce point. Comme Jean-Luc Mélenchon ne souhaite pas s'opposer aux candidats anti-libéraux et surtout pas à Marie Georges Buffet, la décision incombe donc au parti dominant de la gauche anti-libérale, le PCF. Trois possibilités s'offrent aux militants anti-libéraux, voilà l'enjeu! C'est le PCF qui a les cartes de la décision dans les mains pour engager la gauche anti-libérale dans l'une des 3 voies suivantes: faire imploser la gauche anti-libérale, faire un score de témoignage ou faire un score à deux chiffres! Rendez-vous le 10 décembre!
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