sexta-feira, 15 de março de 2013

Revista de blogues (15/3/2013)

  • «(...) La réforme fondamentale serait la renonciation à l’ambivalence. Le pape est, en effet, un chef religieux et un chef d’Etat. Il épouse donc une double fonction : spirituelle et politique. Si son Etat est le plus petit du monde, il n’empêche qu’il dispose de toutes les prérogatives étatiques, joue un rôle sur la scène politique internationale, souvent de concert avec certains Etats «islamiques». (...) Il semble tellement impertinent de parler d’une possible renonciation du pape à ce statut de chef d’Etat que personne ne semble oser le faire. Pourtant, il existait une autre autorité religieuse qui possédait un pouvoir politique, le Dalaï-Lama. Or, ce dernier a abandonné cette fonction en 2011. Certes, il est infiniment peu probable que le prochain pape se concentre sur sa seule autorité spirituelle. Mais ce serait le rôle des médias d’amorcer le débat sur un sujet qui intéresse tout le monde, catholiques et non catholiques. Continuons de raisonner en utopie, la renonciation du Saint-Siège à se lier à un Etat pourrait s’accompagner d’une seconde renonciation : celle d’énoncer une «morale naturelle» qui serait valable pour tous les humains, quelle que soient leurs convictions. Il s’agirait de reconnaitre que les positions morales qu’adopte l’Eglise catholique proviennent de la manière dont elle lit la Bible et articule cette lecture à sa tradition propre, que ses choix éthiques sont dépendants de ses convictions théologiques. (...)» (Jean Baubérot)